Histoire d’un must have : Le smoking

En 1860, le « smoking » apparut, afin de ne pas imprégner les vêtements des odeurs nauséabondes du tabac. Les fumoirs étaient monnaie courante à l’époque, cet habit traditionnellement conçu en « flanelle, velours ou en cachemire doté d’un lien de serrage » permettait à ces messieurs de se distinguer.

Quelques années plus tard, sous l’impulsion du Prince de Galles et futur roi d’Angleterre Edouard VII, le « smoking » se propagea à l’international. Très soucieux de son style et de cultiver la classe à l’anglaise, Edouard VII confia à la maison de tailleur Henry Pool & Co une mission d’ordre royale :  rendre le smoking de nouveau tendance en le modernisant afin de porter cet accoutrement dans des dîners mondains, et autres loisirs de la bourgeoisie. D’un style fortement inspiré des blazers de la marine et de l’équitation, le terme smoking s’est développé de manière très naturelle en raison de son utilisation presque exclusive lors des pauses cigarettes. Par la suite, Edouard VII est invité chez l’homme d’affaire américain James Brown Potter. Ce dernier ira copier le concept du smoking en le nommant « tuxedo » (l’équivalent de la traduction US du smoking) et en l’implantant sur le marché outre-Atlantique.

Le smoking représente parfaitement le mythe des habits des grandes occasions chez l’homme. Cependant, une création du grand couturier et designer Yves-Saint-Laurent va venir révolutionner cet habit. Yves Saint Laurent ira jusqu’à bouleverser les codes pour sa collection automne-hiver 66 en adaptant le pantalon pour les femmes, ainsi que ce vêtement masculin pour sa clientèle féminine. La presse et l’accueil des spécialistes se fait d’un mauvais œil. Une « cliente de haute couture » sans robe ? Impensable pour l’époque. Le couturier ouvre sa première boutique, c’est un succès total. Le smoking se démocratise chez les femmes et les smokings pour homme se réinventent désormais sans cesse. Symbole de l’élégance, du chic, et du charme, du « women’s empowerment », et de l’égalité, le smoking pourrait-il se placer comme un produit vedette avec un marché encore en pleine croissance ou ayant encore un potentiel de développement intéressant pour les maisons de luxe et la mode en général ? Réponse dans quelques années….

Le smoking est d’ailleurs à l’origine un vêtement porté à cette occasion et ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’il commencera progressivement à concurrencer le traditionnel « habit » (ou queue-de-pie) comme tenue de soirée d’abord aux États-Unis puis plus récemment en Europe.

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